Le ministère américain des Transports pourrait prochainement durcir sa réglementation pour ce qui concerne le transport des batterie au lithium par voie aérienne en s’alignant sur les normes adoptées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Une position qui s’était jusqu’ici heurtée au refus des grands noms de l’électronique comme Apple ou Samsung Electronics. Les batteries au lithium utilisées dans les ordinateurs portables, téléphones mobiles et les appareils auditifs, peuvent s’enflammer spontanément. Elles figuraient dans les soutes de deux avions cargo américains détruits depuis 2006 dans des incendies. Dernier crash en date : le 3 septembre 2010, un Boeing 747-400 d’UPS a pris feu (voir photo) et s’est écrasé près de Dubai peu après son décollage tuant deux pilotes, il transportait 81.000 batteries au lithium batteries, selon le rapport des autorités de l’aviation civile des Emirats arabes unis.

Depuis le mois de février dernier l’ONU, via l’OACI, a prévu d’imposer dès 2013 aux transporteurs aériens de fret, comme FedEx et United Parcel Service (UPS) l’inspection ldes cargaisons avant chargement et après le chargement en soute. Un texte similaire portant sur la Sécurité des matériaux dangereux avait été élaboré en janvier 2010 par le ministère américain des Transports. Mais il avait été bloqué par les députés après que les industriels concernés ont estimé que sa mise en oeuvre leur coûterait 1,1 milliard de dollars par an. En février dernier le Congrès cette fois a interdit aux autorités de régulation américaines d’imposer des règles plus strictes que celles adoptées par l’OACI. Mais fort d’une étude commandée par les régulateurs de l’aviation des Etats-Unis et du Canada, le ministère des Transports américain est revenu à la charge sur ce dossier. Cette étude montre que sans l’adoption de nouvelles règles de sécurité, des incendies déclenchés par des batteries au lithium pourraient détruire un avion-cargo immatriculé aux Etats-Unis tous les deux ans.

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