Test du WaveRider

Posted: 16th août 2012 by admin in News
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L’engin hypersonique vient de subir un nouveau test. L’objectif de cet avion sans pilote est de tester le vol à grande vitesse. Le waverider a pu atteindre Mach 6 pour ce nouveau test, soit l’équivalent d’une heure pour rejoindre Paris depuis New York. Ces tests et le développement de l’aviation hypersonique sont les précurseurs de la technologie de demain et permettre aux avions commerciaux et militaires de voler plus vite, plus loin, et avec moins de pollution. «Vers 10h50 du matin (19h50 en France, ndr), le transporteur B52 a décollé comme prévu mais il va falloir patienter pour connaître les résultats», a confié à 20 Minutes un porte-parole de l’US Air Force de la base d’Edwards, en Californie. Selon lui, on devrait savoir mercredi dans la journée si l’avion hypersonique WaveRider a réussi à atteindre Mach 6 (7.300 km/h). A cette vitesse, il faudrait environ une heure pour relier Paris à New York, soit trois fois de moins que le Concorde à son époque. Mais même si le test était réussi, on serait encore loin d’un vol commercial avec passagers. Test minimaliste: Le X51A-WaveRider mesure à peine 8 mètres de long et ressemble davantage à un missile qu’à un avion. Surtout, il n’a pour l’instant pas de pilote et il n’est pas capable d’atterrir. Selon le test prévu, il devait s’abîmer au large du Pacifique sans être repêché. En 2010, un modèle avait atteint Mach 5 (cinq fois la vitesse du son) mais en 2011, un problème moteur n’avait pas permis d’atteindre Mach 6. Réacteur sans turbine: Le vol d’essai devait se dérouler en trois étapes: A 15.000 mètres d’altitude, le B52 lâche le WaveRider. Quelques secondes de chute libre plus tard, il allume un réacteur «classique». Il accélère pendant trente secondes pour atteindre la vitesse supersonique de Mach 4.5 (5.400 km/h). Puis, c’est le «ramjet», ou statoréacteur qui prend le relais pour la poussée finale. Le principe est ancien: il s’agit d’un réacteur sans pièces amovibles. La compression de l’air n’est pas produite par une turbine mais par la simple vitesse de l’engin. L’injection de carburant permet d’obtenir une combustion à très forte poussée, capable d’amener l’avion jusqu’à Mach 6. Pas d’application commerciale directe: Cette collaboration entre Boeing et plusieurs agences de la Défense US n’est toutefois pas directement destiné à déboucher sur un vol commercial. Le Pentagone veut d’abord maîtriser la technologie à des fins militaires (drones, missiles longue distance etc). De son côté, l’européen EADS avait présenté, l’an dernier, un concept d’avion commercial destiné à voler à Mach 4. Malheureusement, cela ne sera sans doute pas avant l’horizon… 2050.

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