Un simulateur d’avion de chasse

Posted: 11th mai 2015 by admin in News

La zone d’activités Les Milles, mardi dernier. Il est 20 heures. Je pousse la porte d’Aviasim et me présente à l’accueil. Après quelques minutes d’attente, mon moniteur apparaît. Au cours d’un briefing minimaliste, celui-ci m’expose le déroulé de l’expérience et me montre les différents scénarios réalisables : vol en formation, ravitaillement, conflit… Avec un grand sourire, je sélectionne ce dernier. Je ne suis pas venu pour ravitailler ou faire des figures. Puis j’enfile l’uniforme de pilote et le casque de pilote avant de rejoindre les simulateurs. Deux cockpits d’avion de chasse attirent mon regard dans cette nouvelle pièce. Je prends place à bord de celui de droite. Faisant face au cockpit, un grand écran courbe livre une vue à 180°. Plus proche de moi, je découvre la parfaite réplique du tableau de bord d’un F-16 Fighting Falcon. La tripotée de commandes est saisissante et je stresse un peu devant tous ces boutons et ces écrans de contrôle. Heureusement, le copilote est présent et me rassure. Avec un pointeur laser, il m’indique les commandes à vérifier, les réflexes à avoir, de même que à quoi servent les nombres et logos qui apparaissent sur mon viseur. Il est rigoureux, ses explications sont claires. On voit qu’il a piloté des avions de combat pendant vingt années : il sait de quoi il parle. D’ailleurs, il restera à proximité au cours du vol et me sera d’une contribution précieuse pour éviter le crash. C’est le moment d’y aller. J’ai le manche en main, la manette des gaz dans l’autre. Je suis prêt à partir. Je mets les gaz. Quelques minutes plus tard, je fais du Mach 2 à 11.000 pieds. Les sensations sont grandioses. Le cockpit est fixe (c’est le seul bémol de l’expérience) mais la simulation emplit tellement mon champ de vision que mon corps a vraiment la sensation de virer avec l’appareil. L’environnement, ultra-réaliste, est littéralement bluffant. De temps à autre, l’instructeur apparaît comme par magie et me dit quels boutons actionner puis déguerpit pour m’offrir une immersion totale. Soudain, un détail attire mon regard : mon radar m’apprend que plusieurs cibles sont en approche. C’est le moment de réveiller mon âme de Top Gun. C’est parti pour 40 minutes de figures acrobatiques pour éviter les tirs adverses. Impossible de décrire le stress qu’on éprouve lorsqu’on est locké par l’ennemi ! On a beau savoir que c’est une simulation : les sensations, elles, sont bien réelles ! L’expérience s’est révélée vraiment bluffante, au final. Bien plus que ce que j’avais pu prévoir. Si vous aimez les sensations sans le danger, foncez sans hésiter.

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